Monsieur le Président suivi de Écrire pour vivre

[A paraître le 21 octobre en librairies]

Dans son premier roman, Le complexe d’Icare, vendu à 37 millions d’exemplaires, Erica Jong se plonge dans ce qui deviendra le sujet de sa vie : l’égalité entre les sexes.

Monsieur le Président demande ainsi à Barack Obama et Mitt Romney, son adversaire aux élections présidentielles de 2012, de repenser le modèle de solidarité américain et de renforcer les droits des femmes. Une décennie avant la suppression du droit fédéral à l’avortement, Erica Jong envisageait déjà, sans oser y croire, cette décision sidérante.

Écrire pour vivre est une réflexion sur la langue, sa capacité à dire la vérité mais aussi à manipuler les esprits. Le terme « pro-life » pensé par les activistes contre l’avortement est un exemple du genre. Il aura peut-être la force de renverser l’arrêt Roe vs Wade, écrit-elle, dès 2006.

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Traduit de l’américain par Élisabeth Sancey. Couverture © Tylor Durand. Format 10.5 x 15. Prix 9,90 euros | 142 pages. Petite Collection. ISBN | 978 237 120 0432. Genre | Non fiction.

Poétesse et romancière américaine, Erica Jong est une figure de proue de la deuxième vague du féminisme. En 1973, elle écrit Le complexe d’Icare. Isadora Wing, son personnage principal, concentre tout ce que traverse une femme proche de la trentaine ; en quête de sa place dans le monde, elle est en butte avec les contradictions propres à son âge mais aussi avec à celles nées du rôle assigné aux femmes par la société. Ce premier roman se vendra à 37 millions d’exemplaires. Mais son nom circulait déjà dans le milieu littéraire, ses premiers recueils de poésies l’avaient déjà placée parmi les meilleurs plumes de sa génération. Henry Miller et John Updike, rejoints plus tard par Anthony Burgess et Jennifer Weiner, reconnaîtront son talent.

Crédits photo : MaryAnn Halpin

Repenser l’actualité à la lumière du savoir apporté par nos aînées.

En 1973, les États-Unis constitutionnalisaient le droit à l’avortement, avec l’arrêt Roe vs. Wade. Le 24 juin 2022, la Cour Suprême a fait un bond de 50 ans en arrière en enterrant cette décision historique.

Dans un monde où « Le contrôle du corps des femmes est un symptôme précoce de l’autoritarisme » (Actions scandaleuses et rébellions quotidiennes, Gloria Steinem), il est essentiel de se replonger dans les écrits des féministes qui se sont battues dès la première heure pour le droit à l’avortement. L’IVG comme la contraception représentent des sujets tout aussi essentiels aujourd’hui qu’il y a cinquante ans, écrivait Phyllis Chesler (Lettres aux jeunes féministes). À la lumière de cet héritage féministe, replongeons-nous dans ces textes et avançons dans la réflexion.