La dernière interview de James Baldwin

Cet entretien se déroule à Saint-Paul-de-Vence, un mois avant le décès de James Baldwin.Quincy Troupe connaissait l’état avancé du cancer de son ami. Ils échangent sur Miles Davis pour qui James Baldwin éprouvait un sentiment de fraternité, sur le travail de LeRoi Jones, Toni Morrison et Ralph Ellison, et sur la façon dont la France et l’Europe le regardent. Ici, il n’est plus un Nègre.

Quincy Troupe donne à lire, peut-être mieux que quiconque, l’intégrité, l’éthique que James Baldwin a, en partie, forgées dans l’écriture, instrument s’il en est, de transformation de la colère en pensée.

« Il espérait que les écrivains continueraient à être les témoins de notre temps et à dénoncer la tyrannie individuelle et institutionnelle (…). Il a raison, bien sûr – au sujet du racisme, de la violence, de l’indifférence cynique de nos sociétés modernes et, plus que tout, des valeurs contemporaines qui dominent l’Amérique actuelle. »

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L’HUMANITÉ | Ainsi parlait James Baldwin avant de s’éteindre | « Baldwin tout entier revit dans ces pages, tel qu’il fut, affirmant haut et fort sa condition de bâtard et d’homosexuel et refusant toujours de se laisser définir par autrui » par Muriel Steinmetz.

LE MONDE DIPLOMATIQUE | James Baldwin (1924-1987) livre, dans son dernier entretien, réalisé un mois avant son décès par Quincy Troupe, des réflexions salubres. Au sujet du racisme, il déclare : « Pour les Blancs américains, il est primordial qu’ils puissent croire en leur propre version de l’expérience noire. » par Nedjib Sidi Moussa.

TSF JAZZ | Une interview « précieuse et touchante. (…) En rencontrant James Baldwin ce jour-là, le journaliste sait qu’il va réaliser « La dernière interview » de James Baldwin, aujourd’hui publiée par les Éditions du Portrait » par Laure Albernhe et Mathieu Beaudou.

QUAI DES BRUMES (Strasbourg) | “La dernière interview de James Baldwin est à lire, à garder contre son cœur ! Pour toujours attiser le feu en nous, avec cette douceur et cette exigence qui caractérise Baldwin”, Juliette.

LA FEMME RENARD (Montauban) | “La dernière interview où il est question de Miles Davis, de race, d’identité, des combats à mener pour soi et contre soi. L’humanisme et la finesse d’esprit de James Baldwin se déploient au fil de l’échange”, Aude.

TULITU (Bruxelles) | Une interview incroyable de James Baldwin qui dresse un portrait complet de cet homme engagé. Indispensable ! Ariane.

Traduit de l’américain par Hélène Cohen | Couverture © Tylor Durand
ISBN 978 237 120 03 40 | 8.90 €
ISBN digital 978 237 120 03 64 | 4.99 €

Dans les années 1970, Quincy Troupe s’installe à New York, enseigne à l’université de Staten Island et fréquente la communauté des poètes de la ville. Il est auteur de plus d’une vingtaine de livre, traduit dans plus de 30 langues. Il est notamment connu pour Miles Davis : an autobiography publié en 1990 qui remporte l’American Book Award. Son travail a été récompensé par de nombreux prix littéraires. Quincy Troupe a fréquenté le Watts Writers workshop, des ateliers créés en 1965 par l’écrivain Budd Schulberg, pendant les émeutes de South Central, quartier défavorisé de Los Angeles. Aux côtés d’Amiri Baraka, Nikki Giovanni et d’Ishmael Reed, il trouve son style, un mélange de littérature et de jazz.

Budd Schulberg | Rise and Fall of the Watts Writers Workshop